Ma traversée du Canada à vélo, seul, en autonomie.

Par Gilles Grenier, collaborateur spécial Gendronvélo 

Ma vraie histoire a débuté il y a de ça 6 ans lorsque mon fils m’a offert son vélo de route après s’en être procuré un neuf. Il ignorait à ce moment qu’il venait d’éveiller une passion en moi à l’âge de 56 ans qui deviendrait mon sport préféré. Combinez cette passion avec la rencontre d’un jeune homme à Kamouraska qui avait fait la traversée du Canada et il n’en fallait pas plus pour alimenter mon propre projet de traverser le Canada en solo et en complète autonomie. On dit que la préparation d’un voyage est aussi excitante que le périple lui-même, alors une année précédant l’aventure, je me documente sur l’équipement nécessaire, je détermine mon trajet et je commence un plan d’entraînement axé sur l’endurance.

Le 2 juillet 2016, je me rends à Vancouver par avion avec mon attirail pesant près de 100 livres . . . Et c’est parti ! Je passe de la phase planification à la phase exécution. Je me procure l’essence du réchaud ainsi que le poivre de Cayenne contre les ours et monte en selle pour les premiers coups de pédales.

Un petit détour vers le nord, je ne veux pas manquer la Vallée d’Okanagan que j’affectionne particulièrement. Quelle belle région, j’adore !  J’ai volontairement choisi un itinéraire difficile et escarpé pour goûter à ces décors fabuleux. Le lac Okanagan fait 135 km de long entouré de vignobles et de plantations de petits fruits abondants . . . qui étaient mûrs à point lors de mon passage. Je suis comme un p’tit gars dans un magasin de bonbons ! Fermez-vous les yeux et imaginez-vous en pédalant doucement dans ce coin de paradis . . . allez . . . vous en êtes capables !  Voici l’expression qui m’envahit : « Chu tanné de voir des beaux décors, chu tanné d’être heureux . . . CHU TANNÉ !!!  » Ouf ça fait du bien de laisser sortir ses émotions . . . Après six jours, quand tu as fais une promesse à ta blonde, « té bin mieux de la respecter . . . pis tu-suite  » ! Donc le septième jour, il se reposa. Mais pourquoi pas le faire à un bel endroit, Kelowna, en bordure du lac Okanagan, le paradis sur terre !  Alors, demain, congé de vélo qui me mettra  du « pep » dans le soulier !

Côté température, ça a commencé à la dure. La Colombie-Britannique possède un micro climat coinçant un air chargé d’humidité entre l’océan Pacifique et les rocheuses. Depuis le début du périple, ça se résume à de la pluie, du froid et même de la neige. La dureté du mental est mise à l’épreuve. Mais après quelques tours de tourniquet, je me réchauffe et je n’ai qu’à lever les yeux pour contempler ce fabuleux décor que m’offre les sommets enneigés des Rocheuses. Les cyclistes me comprendront en disant que le vélo est un mode de locomotion rêvé pour visiter une région. Longer les neiges éternelles du Parc national des Glaciers, gravir les sommets des Rocheuses, traverser les parcs provinciaux et nationaux comme celui de EC Manning (100 km, 2200 mètres d’ascension avec 100 livres de charge . . . ouf !), Revelstoke, paradis du ski alpin, voilà pourquoi mon itinéraire n’est pas une ligne droite entre les deux océans, mais plutôt un sillonnement  atteignant les plus belles régions de cette magnifique province. Les dénivelés sont importants, les camionneurs qui me doublent de peine et de misère, leurs moteurs rugissant en criant à l’aide, me lancent un p’tit coup de flute en guise d’encouragement, j’ai trouvé ça plutôt sympathique.

La présence des ours grizzlys dans les rocheuses n’est pas un mythe, particulièrement durant cette période de l’année où les gros nounourses quittent les sommets pour venir grignoter les petits fruits des champs et surtout qui n’entendent pas à rire. J’ai mis en pratique les consignes d’usage, soient : monter ma nourriture avec une corde sur une branche d’arbre la plus haute possible et éloignée de la tente, asperger ma tente de poivre de Cayenne et dormir avec ma bonbonne contre les ours sous l’oreiller.

La récompense de la longue ascension des Rocheuses est l’atteinte de la région du Lac Louise et Banff . . . ça doit être comme ça au paradis ! J’ai un faible pour la Colombie-Britannique avec sa diversité de décor, ses forêts humides, ses parcs et ses sommets aux neiges éternelles. Les Rocheuses amènent aussi la froidure ! Départ le matin à 2 degrés Celsius . . . Hi ! Le fait d’enfiler un cuissard humide, dans une tente humide, à cette température, ça part sur les chapeaux de roues !

Bye-bye Colombie-Britannique, tu m’auras amplement aspergé de tes larmes s’égouttant du fameux typhon, mais je vais quand même garder un très beau souvenir de toi pour m’avoir laissé sillonner tes entrailles. À toi Alberta, qu’auras-tu à me présenter ? La barre est haute tu sais! Mais au départ tu m’offres des routes plus planes . . . tu sais comment me séduire toi !

Aujourd’hui, c’est le jour 14, qui, divisé en deux donne un multiple de sept . . . et qu’est-ce qui se passe aux multiples de sept ? Eh oui, Banff, tu devras mettre de l’eau dans ta soupe. Tu auras une bouche de plus à nourrir pour une journée entière. Demain, je vais monter le mont Sulphur doucement à pied, pour changer le mal de place (du fond de culotte aux mollets . . .) et bien sûr me remplir la bedaine de bons aliments.

 

Pour la montée du mont Sulphur à pied, ils évaluent un temps moyen de 2 heures et ça m’a pris 4 heures. Je l’ai dégusté tout doucement. Bien habillé, tout seul dans les pistes sous une pluie torrentielle, ça amène une touche spéciale à la randonnée. J’ai lu une belle phrase dernièrement : Goûtons à la vie pleinement à tous les jours, parce qu’elle a une date d’expiration . . .

 

En quittant la région de Banff, je me considère en vacances me laissant pousser par le vent dans les pentes descendantes . . . ma foi, quelqu’un aurait-il installé un moteur sur mon vélo à mon insu ? Vive le vélo! Quelle belle façon de voyager. Je roule à une vitesse qui me permet de contempler les paysages, humer les senteurs matinales, m’éblouir à la levée du soleil qui me caresse le visage . . . j’adore ! C’est fou ce qu’une journée de congé, des routes . . . relativement plus planes (900 mètres de montée aujourd’hui, quand même !) et deux genoux qui collaborent, ce qu’on peut accomplir . . . 220 km aujourd’hui, mon record à vie avec une charge aussi lourde, mais j’avoue que j’ai le syndrome de la jambe molle ce soir. . . Là où je campe, un pont surplombe une belle rivière sinueuse qui sépare le village d’une réserve indienne. J’ai eu la visite de plusieurs amérindiens qui ont une panoplie d’objets très jolis faits à la main. Malheureusement, j’essaie de me départir du poids et non pas en rajouter, mais je leur ai quand même acheté une belle truite que j’ai dégustée pour souper. MMMmmmm  délicieux.

Les décors changent beaucoup. Les routes sinueuses et escarpées font place à de longues routes droites, sans fin et relativement . . . planes. Au lieu des montagnes enneigées, c’est un décor de prairies semées de je ne sais trop quoi (très joli), je crois que ce sont des champs de soya en fleurs. Les troupeaux de bêtes à cornes apparaissent peu à peu. Par contre beaucoup de champs sont inondés, allez savoir pourquoi, le typhon est sûrement en cause! Préparons-nous à payer nos Sugar Frosted Flakes plus chers cet automne, les récoltes seront affectées. Oh! en passant, la preuve que je suis dans la bonne direction, j’ai cédé une heure de décalage, nous sommes maintenant à 2 heures de différence.  Aujourd’hui, j’ai rejoint un p’tit gars de la Suisse qui moulinait sur la Transcanadienne et qui est venu traverser le Canada, pas mal comme expérience à 23 ans, les voyages forment la jeunesse paraît-il.

Je traverse Calgary d’ouest en est sur une belle piste cyclable asphaltée, quelle belle ville pour le vélo. Ici c’est le Stampede jusqu’à dimanche. Je me sens comme un extra-terrestre avec mon casque de vélo. La majorité des gens portent fièrement le chapeau de cowboy !

Prévisions pour cette semaine . . . du S O L E I L. Il était temps ! Je mentirais si je vous disais que je n’ai jamais courbé le dos lors des dernières semaines, ça a commencé à la dure, au point de me demander à quelle heure passe le prochain train.

On m’avait averti qu’il ne fallait pas prendre pour acquis que le vent vient toujours de l’ouest dans les prairies, c’est spéciale comme situation, parfois il me pousse comme si quelqu’un mettais sa main dans mon dos et me poussait, au point de rouler 40 km/hre sans forcer et tout à coup sans prévenir, il fait un 180 degrés et me retrousse le nez, à ce moment, en donnant tout ce que j’ai comme énergie, je roule à peine 15 km/hre !

Là là, ça n’arrête pas de bien aller, ok ! Changement de province, Saskatchewan, ta population estivale monte d’une personne aujourd’hui.  J’ai commencé à utiliser mon 4 litres d’eau en plus de mes 3 gourdes, sinon je ne me rends pas au prochain village et on m’a déconseillé de prendre de l’eau dans les champs, à cause des engrais chimiques qu’ils y épandent. J’ai aussi commencé mon nouvel horaire, je ne roule pas l’après-midi, trop cuisant. Je débute à 5h00 am jusqu’à midi et ensuite un peu en soirée. Je ne veux surtout pas me plaindre, j’ai tellement souhaité que la température se réchauffe.

Je passe rapidement la Saskatchewan et le Manitoba, qui se résument à la Transcanadienne et à des champs à perte de vue.

La question du jour : que regardez-vous en premier aux prévisions météorologiques ? La température ? La présence de soleil ou des nuages ? Eh bien pour moi, c’est la direction et la force du vent ! Il peut être mon meilleur ami ou mon pire ennemi à la fois. Et croyez-moi, dans les prairies, il n’a pas beaucoup d’obstacles qui l’empêchent de prendre son élan . . . ça décoiffe ! Aujourd’hui le vent s’est mis dans la tête que ce n’était pas mon jour de chance . . . 40 km/hre en pleine face. Ouf ! L’indicateur d’essence descend à vue d’œil ces journées là, mais c’est fou comme on est fier de l’avoir fait, ça fait partie du défi !

J’ai traversé Winnipeg en plein cœur aujourd’hui. Quelle belle ville. Gens courtois, belles pistes cyclables, j’ai adoré.

Il est temps de dire au revoir à la Transcanadienne. Je pointe vers nos voisins du sud, les USA. Petit pépin. Je soupçonne que mon ravitaillement d’eau d’hier n’était pas d’une pureté absolue, mais ce qui est absolue fut la purge corporelle complète, congé forcé dû à la déshydratation.  Après deux jours à me replacer le système digestif, je repars doucement, car cette purge m’a enlevé un peu de « pep  » dans le soulier. Les décors ont beaucoup changé, routes vallonneuses, retour des forêts, comme chez nous en fait.

Pour ma première journée après la purge, mon plan de match était de traverser les lignes américaines et faire une petite journée pour me rendre à Baudette, Minnesota (95 km). Mais un pont en réparation (en fait il n’y avait plus de pont) m’a causé un détour de 35 km, dont 15 km sur un chemin de terre sous la pluie ! Je vous épargne l’état de mon vélo, les dérailleurs me boudent, les changements de vitesses sautent 3 ou 4 engrenages, les freins me semblent fonctionner sur du papier sablé . . . un désastre ! Je vous avoue que j’ai atteint un creux bio rythmique cette journée là. Une apparence de découragement s’est montrée le bout du nez. Rendu à Baudette, on nettoie tout ça et tout est prêt pour le lendemain, on l’oublie celle-là.

Je prévois prendre environ 10 jours pour traverser les 3 États (Minnesota, Wisconsin et Michigan). Je vais passer par plusieurs villages, des National Forest. Ce sera moins monotone que les prairies. Je troque le bruit des camions qui me frôlent les oreilles pour le chant des oiseaux . . . pas pire ça ! Je ne regrette vraiment pas ma décision de contourner le lac Supérieur par le sud (mis à part ce satané pont en réparation) plutôt que le nord du lac en Ontario. On m’avait prévenu qu’à vélo, c’est un suicide. Pas d’accotement et une route à double sens qui est en fait la route principale qu’utilisent les camions.

Il y a deux jours, en passant devant une fermette très tôt le matin, deux chiens sont sortis de leur entrée de cour pour me prendre en chasse. Déjà que j’étais dans ma bulle, leur aboiements m’a fait faire le saut de ma vie ! Deux scénarios se présentent ; soit qu’ils sont en beau « joualvert » parce qu’une patente à gosses à deux roues (on se calme sur les commentaires désobligeants ici) empiète sur leur territoire ou bien ils font ça pour jouer. Mais je n’ai vraiment pas le gout d’arrêter pour leur demander ou pour négocier un droit de passage ! Je décide donc « d’essayer » de monter ma vitesse  mais on s’entend que je ne fais pas de traces de pneus sur l’asphalte en accélérant avec mon wagon de train de 100 livres et les deux cabots courent vite en titi. On m’avait déjà dit qu’en criant très fort « NO » ou « STOP « , ça pouvait parfois les arrêter, pfff ! J’pense que ça les a enragés encore plus. J’ai essayé en français au cas où, en criant : « Aye les deux malades, ça va faire là ! » . . . J’ai alors essuyé un second échec (et quand je dis essuyé, je parle du fond de culotte là). Ça a pris au moins cinq minutes au sexagénaire pour reprendre son souffle et se remettre de ses émotions.

Il y a beaucoup de débris en bordure de route, éclats de vitres, carcasses de pneus de camions, donc beaucoup de petites broches qui traînent sur la route. Eh bien j’en suis à ma cinquième crevaison, je suis rendu le pro de la « patch ». Ces derniers jours, je roulais 175 km par jour mais je compte ralentir la cadence un peu pour y goûter davantage. Lorsque je débute dans un nouveau fuseau horaire et à l’heure où je démarre la journée, il fait encore noir, c’est une autre sensation de rouler dans l’obscurité totale, même avec un bon éclairage. Aujourd’hui, je me suis accroché les pieds dans un beau petit village au bord du lac Supérieur. Superbe ! Carrément une mer intérieure. Des décors du genre Rocher Percé en Gaspésie.

Peu de temps après mon départ, un de mes fils (c’est fou comme j’ai hâte de revoir mes amours !) m’a demandé comment je m’en tirais et si ça se passait comme prévu ? Je lui ai répondu à ce moment là : « dur à dire, je ne savais pas dans quelle sorte de défi je m’embarquais ». J’avais entraîné durement mon corps depuis un an, j’avais suivi les conseils concernant l’équipement (peut-être même un peu trop . . .).  Aujourd’hui, avec un peu plus de 4,000 km au compteur, je peux m’approcher un peu plus de l’heure juste comme réponse. C’est surprenant comme le corps s’adapte aux efforts qu’on lui demande, mais il y a de ces matins où le corps est prêt à remonter en selle pour un autre 150 km, jour après jour, intempéries ou pas, dénivelés ou pas, mais parfois le cerveau se révolte ! Et quand on décide de le faire seul comme je le fais, les creux bio rythmiques, on les vit seul aussi . . . et ca, il n’y a pas d’entraînement pour ca.

Mes objectifs sont journaliers. Le matin, je me fixe un but pour la journée et je fonce sans regarder ce qui reste à parcourir: la technique du petit pas. Il y a même des journées quand le « mood » n’est pas au rendez-vous, mon objectif se limite à une demi-portion, 4 ou 5 heures de tourniquet et quand elles sont terminées, je me dis . . . Bof ! J’en ai la moitié de fait déjà, allons-y pour un autre 4 ou 5 heures. Et le lendemain, ça recommence.

J’avais quand même séparé le parcours complet en 4 grandes étapes : 1) Les Rocheuses  2) Les Prairies  3) Les États-Unis  4) Le retour vers le Québec. Je m’étais aussi dit que lorsque je reviendrais au Canada, j’en aurais un sacré bon bout de complété . . . eh bien voilà, j’y serai demain !!! Je suis conscient qu’il m’en reste beaucoup à faire, mais j’attaque la dernière grande étape et ça . . . ça me met le «moton» dans le «guarguoton».

Un lecteur m’a demandé en message privé comment je m’arrangeais pour l’hébergement. Je suis totalement autonome avec mon équipement, si lourd soit-il, pour le dodo, bouffe chaude etc… Le pire scénario aurait été de planifier mes distances journalières en fonction de trouver un camping ou toute autre forme d’hébergement public. Donc je roule et quand j‘atteins mon objectif du jour ou si mon corps me lance des signaux d’essoufflement, je m’écarte un peu de la route, je monte mon campement et c’est là que le dodo se passe. S’il y a un camping à proximité, j’en profite bien sûr pour la douche, laverie et internet, sinon, à la première station service, j’utilise leur salle de toilette pour me rafraîchir et c’est reparti. Si ce n’est pas ça la simplicité volontaire hein ! Et tout à fait volontaire. Une fois de temps en temps, un motel pour me replacer les muscles du dos dans un vrai lit. En moyenne, 4 jours par semaine en bordure de route, le reste en camping et un motel éparpillé ici et là.

Canada ! Me revoilà !

J’entame ma dernière grande étape : le retour vers le Québec ! Ce qui vient avec le retour au Canada est la Transcanadienne Ontarienne suicidaire ! J’en ai pour 4 jours dans ces conditions.

Afin de me réconcilier avec les conditions de routes plutôt hasardeuses des derniers jours, j’entame la région de l’Outaouais en longeant sa rivière durant plusieurs jours. Wow ! Avis aux cyclistes, organisez-vous un trip dans cette région, c’est magnifique !

Home sweet home ! L’aventure prend une pause à Sherbrooke, je prends 4 jours de repos avec mes amours avant de terminer ma belle aventure vers les Maritimes. Le périple a créé un vide immense loin d’eux pendant plusieurs semaines et nous allons remédier à ca. Profiter d’un bon lit douillet, se faire un bon mijoté aux légumes, peser su’l’piton de la machine à café, le dégustant en contemplant le défilé des canards et des bernaches sur la rivière.

C’est reparti ! Je vous avoue que le goût de terminer l’aventure à Sherbrooke était plutôt fort après avoir profité de mes amours durant quelques jours, mais c’est important pour moi de fermer ce beau projet en beauté, d’un océan à l’autre. Alors, je roule vers les Maritimes.

Mais cé ti assez beau chez nous hein! Nous n’avons rien à envier aux autres provinces. J’adore le bas du fleuve, des beaux petits villages en chapelet longeant le fleuve . . . WOW ! On ne se lasse pas d’admirer tout ça. J’ai finalement décidé de passer par cette région plutôt que le Maine, même si ça me rallonge de 300 km, mais ça en vaut la peine.

Saint-John, Nouveau-Brunswick

Traversée du canada . . .Check !

D’un océan à l’autre à vélo, seul, en autonomie . . . un rêve accompli, sans pépins majeurs, alimentant mon coffret à souvenirs et qu’est-ce qu’il y en a des souvenirs !

  • 6055 kms parcourus
    • 34,225 mètres en ascension
    • 4,406,400 coups de pédales
    • 6 crevaisons
    • 316,000 calories dépensées

Il est temps pour moi de remercier mon amoureuse pour sa sincère et inconditionnelle compréhension et sa patience. À mes deux fils que j’adore pour leur support et leur admiration si ouvertement exprimée envers leur vieux popo. À ma famille pour leur appui et leur suivi. À vous tous et toutes pour vos encouragements tellement appréciés. À la compagnie Trek pour avoir conçu des vélos indestructibles. À toutes les belles rencontres tout au long du parcours avec qui des discussions des plus intéressantes se sont amorcées et surtout à la vie pour m’avoir permis de réaliser ce rêve en me donnant la santé et la capacité nécessaire.

Fin . . .

ONE LIFE . . . LIVE IT !

 

Quelques images de son périple sur 2 roues:

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les beaux paysages des rocheuses…

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Les prairies

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Vallée de l’Okanagan

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une petite pause pour un rafraîchissement

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Parcours

le trajet parcouru

 

Pour voir la page facebook de la traversée de Gilles, cliquez sur ce lien: https://www.facebook.com/traversee.du.canada/